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FLAMES OF WAR – Peindre son armée

  • Globul 

La liste d’armée est enfin fixée, finie la réflexion, on passe à l’action ! Rangez vos flingues. Aux pinceaux citoyens ! Il va falloir ouvrir les boites, peindre et socler. Au boulot.

 

Flames of War : présentation / Ma liste d’armée / Peindre son armée / S’entraîner / Le tournoi !

 

Monter, peindre et autres joyeusetés

Flames of War - German army paintingAligner les petits bonshommes pour constituer une armée redoutable, ce n’est pas si simple que cela. À l’état brut, ils sont en métal brillant ou en plastique gris, on est loin du feldgrau réglementaire. Côté véhicules c’est pire, on tape dans le puzzle version trois ans et moins, mais avec plein de petites pièces plastiques faciles à ingérer.

Au passage pour constituer une armée il faut déjà l’acheter. Le site de Battlefront, l’éditeur de Flames of War, propose tout ce qu’il faut. Essentiellement des troupes en métal et des véhicules en résine et métal. Le prix peut être conséquent, pas loin de 10 € pour certains véhicules. La solution est de privilégier leurs références en plastique, plus détaillées et moins chères pour l’infanterie. Acheter du Battlefront chez d’autres revendeurs est aussi un moyen de faire baisser la note.

D’autres éditeurs font du 15mm Seconde Guerre mondiale. J’ai notamment acheté des fantassins chez Plastic Soldier, mes automitrailleuses chez Forged in Battle et mes multiples camions Opel Blitz sont des Zvezda. Il est tout à fait possible de mélanger les fantassins de différentes origines sur des mêmes socles. Certains seront plus costauds que d’autres, ce qui est somme toute réaliste !

 

Le montage des véhicules

Flames of War - German army paintingPour les kits résine/métal c’est généralement très simple. Il y a peu de pièces. Un bon collage à la glue, un peu d’attention pour les canons et c’est bon. Pour le plastique on a affaire à de petites maquettes. Les chars Zvezda sont d’un montage simple, parfois même sans colle. Forcément on colle quand même. De manière générale, je préfère largement le plastique, les détails sont plus fins, on évite l’espèce de gaucherie de certains modèles en résine (ceci dit ce que fait Spartan Games montre que la résine peut être superbe).

Le truc qui me gêne dans les véhicules plastiques, c’est qu’ils sont super légers. Alors je leste. J’avais le pied d’un vieil halogène lesté par des petits morceaux de métal, des sortes de chutes industrielles. J’ai commencé par en coller un peu au fond des véhicules. Maintenant je bourre au maximum, avec de la colle et si besoin un peu de mastic de vitrier pour éviter qu’un élément se promène dedans s’il se décolle. Du coup je me demande si mes véhicules ne sont pas plus lourds que des « résine ». J’ai quelques Opel Blitz adeptes de la roue arrière…

 

Peinture, le process général

Flames of War - German army paintingJe ne vais pas détailler spécialement la technique de peinture. D’une part je ne pense pas être une référence, d’autre part Tzampa s’occupe de détailler tout cela fort bien dans sa série d’articles. Donc, je dégrappe, je lime ce qui dépasse, je vais laver au savon puis direction sous-couche. Un coup de noir général puis un nuage de blanc pour mieux distinguer les éléments à peindre.

Pour les hommes je commence par le feldgrau qui couvre l’essentiel de l’uniforme. Sur les véhicules ce sera le gris noir, mais à l’aérographe pour gagner du temps. Ensuite les mains, les différents détails des sacoches, masques à gaz ou des trucs posés pour décorer les véhicules. Je ne suis pas super rigoureux là-dessus, parfois la couleur des boîtes de masques à gaz peuvent différer d’une unité à l’autre. Par contre, je peins les fantassins par platoon ou au moins 10-15 gusses à la fois. La touche finale de la peinture sera sur le casque, parce que c’est toujours par là qu’on les choppe.

Après la peinture un grand coup de lavis noir dilué et zou c’est bon. Je ne vise clairement pas la qualité mais le coup d’œil général sur le champ de bataille. En lisant Tzampa je me suis dit que je pourrais vernir en mat mais bon, faut que je me penche sur la question. Pour les véhicules je me suis laissé convaincre par un brossage à sec après l’étape du lavis. C’est vrai que ça rend mieux. Deux-trois décalcomanies et roule vers la table de jeu.

 

Après la peinture, le terrain

Flames of War - German army paintingDans Flames of War les soldats ne se promènent pas librement sur la table, ils sont soclés. Après l’étape de peinture vient donc le soclage. Les nouveaux socles Battlefront ont des encoches pour placer les soldats. Mais forcément c’est moche, valable pour un entraînement au mieux. La seule vraie solution est d’installer les gars de la team (deux à cinq hommes) et de créer une sorte de sol qui englobe leurs propres socles pour les cacher. Au passage je me suis attaché à respecter le nombre exact d’hommes indiqués, soit souvent cinq par team. Nombreux sont ceux qui réduisent à quatre par équipe. Après chacun s’arrange avec sa conscience hein.

Et le sol, je le fais comment ? Parfois je me renseigne sur le Net, mais là je crois que j’avais mon idée, sous la forme d’un pot de mastic de vitrier à finir. Le mastic c’est bien, c’est facile à travailler, il y a moyen de faire un peu de relief, de coller dedans des bouts de bois, des graviers. Le gros inconvénient c’est que cela sèche très lentement, en un mois… ou deux si on change bêtement de marque en cours de route !

Pour les derniers socles je n’avais pas le temps pour le mastic, j’ai testé un truc nommé Plastiform, une sorte de pâte à modeler en poudre. On ajoute de l’eau au truc dans un petit sachet, on attend quelques heures et ensuite on peut l’utiliser comme un mastic. Ce qui est à l’air libre sèchera en deux jours, ce qui reste dans le plastique peut être utilisé pendant plusieurs jours.

Pour le décor des socles j’ai mis des brindilles, des allumettes cassées, des gravillons et bien sûr du flocage pour faire l’herbe. J’avais envie de petits murets et de sacs de sable aussi j’ai travaillé avec de la pâte Fimo (qu’il faut cuire au four).

Flames of War - German army paintingMême principe pour mes barbelés et mon champ de mine que je déploie parfois avec mon unité du génie. Il existe des trucs tout faits mais je les trouve moches, les barbelés sont grossiers, énormes par rapport aux soldats. J’ai coupé des plaques de 20×5 cm dans une lame de parquet flottant. Le mastic habituel et les petits décors comme sur les socles. Pour les barbelés des épingles plantées et des fils électriques dénudés qui font les barbelés. Cela permet un peu de fantaisie dans le déploiement et de créer des trous d’obus, des murets, toutes choses qui racontent une histoire à leur manière.

Au final mon armée est bien plus réaliste que si l’on voyait les socles plastiques. Il reste un souci à éliminer, celui de la confusion généralisée. Quand tout le monde est posé sur la table, on peut distinguer les platoons de canons grâce aux pièces d’artillerie, mais pour l’infanterie c’est le bazar intégral, surtout si leur déploiement est proche ou entrelacé.

Dur de reconnaître une équipe, surtout pour les observateurs d’artillerie et les plaquettes de commandement qui se ressemblent beaucoup. Je me suis dit que j’allais distinguer les socles par la peinture appliquée. Chaque platoon ayant une terre de couleur un peu différente, plus grise, plus ocre, etc. C’est un début mais cela ne suffit pas.
Du coup chaque team a maintenant un petit marquage de couleur assez vive. D’un coup d’œil sur le champ de bataille on sait qui est qui. Pour le Commandant de Cie et son 2IC (Second in Command), j’ai carrément mis des drapeaux, au moins c’est clair. Dans le même ordre d’idée l’un des mes deux objectifs de victoire est une ambulance en panne, l’avantage c’est qu’elle a de grosses croix rouges, ça se repère bien.

 

Le hobby

Flames of War - German army paintingSi peindre ses troupes me paraît réellement indispensable, il est clair qu’il y a place à différentes pratiques. Je conçois très bien qu’on fasse le minimum syndical, notamment pour jouer entre potes ou en club. Un coup de sous-couche, notamment celles qui sont colorées, suffit pour jouer sans risques rétiniens.

Après il y a la partie hobby, peindre, créer des décors, des socles, peut devenir une véritable passion et une occupation pour les soirées d’hiver. C’est aussi ce qui fait la personnalité d’une armée. On sait tous que les voitures rouges vont plus vite, hé ben là c’est pareil, une armée bien peinte c’est mieux. L’avantage c’est que chacun peut trouver les trucs qui lui plaisent. Clairement j’aime m’amuser à créer des petits socles et à lester les chars. Je veux aussi me pencher sur la création de décors. Sur les chars j’ai fait le minimum en peinture mais je veux travailler les éléments de décor. D’autres seront plus branchés par l’exactitude historique des équipements, les insignes sur les casques et les uniformes ou la création d’objectifs de victoire. Ce petit bricolage est un excellent loisir, un anti-stress garanti.

Jouer avec de belles armées et de chouettes décors est clairement un plaisir esthétique. Les créer relève des loisirs créatifs. Les aspects ludiques et compétitifs complètent le tout, à chacun de voir ce qu’il aime ou préfère.

 

Des jouets ?

Flames of War - German army paintingQuestion grave, le wargame avec figurines est-ce une activité ludique de haut vol ou la réunion de grands gamins et de joujoux ? Réponse facile, les deux mon général !

Se taper deux cents pages de règles en anglais demande un peu de cervelle, pas de doute. Si on veut atteindre le même résultat beaucoup plus facilement il est possible de jouer sur ordinateur, à la série des Close Combat par exemple. Mais c’est différent, très différent.

Des joujoux ? Oui, évidemment. On peut jouer une liste logique mais avoir des figurines que l’on apprécie est essentiel. Mon Panzer IV, il coûte plein de points à poser, il a un blindage pourri, il rate ses tirs à chaque fois, il ne survit jamais à la bataille et même parfois il tombe de la table, mais il est chouette !

Et puis il y a l’aspect réunion de gamins. Ben oui, jouer aux petits soldats c’est beaucoup mieux entre copains. On discute, on compare, chacun raconte ses choix, explique la peinture de la tourelle et comment il a fait ceci ou cela. On appelle cela de la passion je crois. Les passionnés peuvent être chiants, mais si seulement tous les chiants étaient passionnés…