FLAMES OF WAR – Tournoi de Fontaine-le-Comte 2015

Cette fois-ci c’est le grand jour, celui du Flames of War. L’armée est prête, rangée, classée, c’est parti ! Pas de période de flottement, ça s’active de tous côtés pour monter des décors sur les tables, arranger nourriture et les offres du « Bring & Buy ». De nombreux joueurs se connaissent, ça discute armées, listes, batailles passées et à venir.

Flames of War : présentation / Ma liste d’armée / Peindre son armée / S’entraîner / Le tournoi !

 

Premier jour – Duel au soleil

Flames of WarPremière bataille et huit paires de joueurs disposent leurs troupes selon une configuration assez compliquée avec la table divisée en quatre et le défenseur placé sur deux quarts opposés en diagonale. Mon adversaire aligne une Cie de chars allemands, je suis donc le défenseur. Le principe est simple, je tiens deux quarts de la table, l’attaquant arrive par un troisième quart et les objectifs sont placés dans le quart restant… Chacun doit donc galoper vers ces objectifs, je suis plus près mais plus statique. J’ai perdu mais je m’y attendais. J’étais surtout heureux de voir ce que pouvait donner un affrontement contre une autre armée allemande. De plus elle comportait des chars 38t d’origine tchèque que je n’ai pas encore essayé.

L’ambiance de jeu était très amicale, la carte « désert » offrait un chouette décor, j’en garde un très bon souvenir. Côté apprentissage, je retiens qu’il faut impérativement que je mette un écran d’infanterie devant les canons, tous les canons. Cette fois-ci c’étaient les 105, ils ont fait quelques tirs mais auraient pu être beaucoup plus dangereux s’ils avaient survécu plus longtemps. Côté réussites, je suis content de mes petits antichars Pak 36 qui ont cassé un Panzer II et toute une unité de Panzer IV. Mes gros mortiers de 105 ont fait leur travail durant toute la partie.

 

Un sommet trop loin

Flames of WarSeconde bataille, contre l’armée italienne de Giovanni, le joueur italien du tournoi. Bon, là ce fut bad luck, Giovanni était franchement malade, en plein quart d’heure de déclenchement d’une grippe. Au bout d’une demi-heure cela allait mieux on a fait un début de partie mais un peu n’importe comment. Je me suis mal déployé, j’étais en train de me faire envahir par ses Alpini grimpant sur les rocailles quand il a lâché l’affaire pour aller dormir. Il a ensuite déclaré forfait pour le reste du tournoi.

J’ai tout de même appris quelques trucs sur les Italiens, notamment le fait qu’il faut faire un lancer de dé pour chaque platoon en début de partie pour savoir quelle est leur expérience/moral. Sacrée loterie, avec une série de lancers pourris au début, la partie est mal engagée ! J’ai aussi ramené de ce bout de partie de jolies photos.

 

Les 105 d’en face

Flames of WarTroisième et dernière partie de la journée. M’être un peu reposé avant n’était pas un mal, ça occupe les méninges une partie de Flames of War ! Cette fois-ci il y avait des Roumains en face. C’était l’inconnue totale pour moi. Et puis en fait non, l’armée roumaine est une forme de patchwork européen. Le cœur de la troupe était constitué de dix chars français Renault 35, d’une troupe de Roumains et d’une de SS Allemands. En soutien d’artillerie des 105 allemands, les mêmes que les miens et des canons antichars français. La cerise sur le gâteau, des automitrailleuses russes capturées et un système de dé initial pour la qualité des troupes comme les Italiens. Un brin compliqué mais les différents éléments sont plutôt de bonne qualité à la base.

Le scénario était simple, les deux armées totalement déployées et on se saute dessus pour prendre les objectifs placés en face. Face à des chars j’avais peu de chance de prendre mon adversaire de vitesse. Mes deux automitrailleuses se sont mesurées aux trois d’en face et la confrontation a été réussie… grâce à quelques tirs d’appui des 105, lesquels font de gros trous. Mes fameux 105 ont aussi arrêté net trois Renault 35, deux par destruction et le troisième a préféré reculer au loin.

Flames of WarLa batterie de 105 d’en face, identique à la mienne, était limitée au bombardement et a eu une réussite plutôt faible, parfois les dés sont contraires aussi pour l’adversaire ! De la chance il m’en aurait fallu vraiment beaucoup pour résister à l’assaut de six chars R35 et d’un platoon d’infanterie appuyé par des canons de 47. Mes propres canons antichars ont eu quelque efficacité avant de se faire proprement secouer. Mes mortiers ont zigouillé des fantassins et mon infanterie a résisté un moment à l’assaut des chars.

Au passage les règles d’assaut sont quand même parmi les plus complexes du jeu et comme souvent dans ce cas, c’est très commode d’avoir sous la main plein de joueurs très expérimentés, bien plus loquaces qu’un livre de règles ! Mon infanterie a décroché, partie perdue mais j’ai la satisfaction d’avoir résisté quand même. Les Renault 35 sont des petits chars mais leur blindage de 3 pose vraiment problème. Bonne ambiance, on aimerait franchement avoir plus le temps pour jouer et développer la partie mais bon, c’est un tournoi, il faut respecter l’horloge.

Apprentissage de la partie : l’artillerie ne tire pas forcément en premier et il faut vraiment protéger au maximum les canons antichars ! Côté satisfaction un certain nombre de carcasses fumantes dues essentiellement à mes 105 qui ont œuvré durant toute la partie.

 

Deuxième journée – Soleil Levant

Flames of WarC’est reparti ! Au menu une horde de Russes au petit-dèj. Des chars et des gros en plus, les fameux chars forteresse T-35 (j’en veux un comme presse-papier !) mais aussi des T-28, à peine moins gros. J’ai déjà affronté les chars russes et à chaque fois je m’en suis bien tiré. Le gros plus c’est qu’ils sont faciles à atteindre.

Avantage, on joue en longueur, donc ils vont arriver plus lentement. Inconvénient, je n’ai que la moitié de mon armée sur la table. L’impératif c’est de défendre les objectifs, donc je colle un platoon d’infanterie et mon génie (ainsi que son champ de mines). Ensuite il faut des canons et donc les 105 et les antichars Pak 36, en embuscade.

Les chars russes sont accompagnés de six chars BT-7 pouvant faire des tirs d’artillerie. Ils essayeront mais ne toucheront rien de la partie. Il y a aussi un avion et un platoon d’infanterie… le souci c’est que c’est de l’infanterie russe, avec dix huit plaquettes ils peuvent encaisser.

 

Cuirassés contre berniques

Flames of WarLeur approche a été plutôt lente et circonspecte. Mes premiers tirs ont été peu efficaces en évacuant juste un T-28. Les fantassins russes progressaient de l’autre côté mais bon, lentement. Une fois arrivés dans les 40 cm des canons, c’est là que le tir de barrage devait faire mouche et les calmer en deux tours. Et puis non, ça n’a pas marché.
Mes 105 ont touché correctement mais croyez-le il est possible de faire des tas de 1 avec des dés à six faces. Au final sur 9 T-28 et 3 T-35 seuls deux T-28 sont partis en fumée, il y a eu quelques évacués mais ils sont revenus. Les T-35 ont été ralentis mais sont finalement arrivés.

Deux platoons d’infanterie dont un de génie pour défendre un objectif c’est bien, mais face à dix chars de ce genre, c’était comme des berniques sur la coque du Bismarck.  En plus les fantassins russes sont arrivés, laissant quelques camarades dans le champ de mine sans l’ombre d’un remord. Des réserves pour contrebalancer tout cela ? Non, pas motivés pour venir.

Mes canons ont fort logiquement goûté à la puissance de feu ennemie, il ne restait plus qu’une pièce valide sur sept, un 105, mais le commandement des Pak 36 est resté pour sauver l’honneur. Ensuite, ce fut l’assaut des hordes venues du froid !

 

Tiananmen unpluged

Flames of WarL’assaut a été féroce, deux unités de T-28, une de T-35, plus l’infanterie. Il y a eu des bons moments malgré tout. Mon platoon d’infanterie classique a perdu du monde mais a réussi à reculer en bon ordre et à se ré-enterrer pas trop loin. Le commandement des canons antichars, seul survivant du platoon, a mitraillé l’infanterie à la SMG sans faillir. Mais surtout le reste de mon génie a réussi a résister à l’assaut des énormes chars T-35, a contre-attaqué et à défaut d’en détruire, est parvenu à les faire reculer ! Comme à Tiananmen, l’homme contre la machine.
Bon, après l’infanterie russe est arrivée, insensible aux pertes et a zigouillé les survivants du génie. Comme on dit, c’est de bonne guerre !

Situation critique avec un objectif qui n’est plus tenu et un tour pour le contester sous peine de perdre la partie. Une éclaircie dans le brouillard néanmoins, une réserve entre en jeu au sixième tour. Pas le choix, il faut prendre les automitrailleuses rapides, passer devant tous les chars et contester l’objectif. La partie doit finir à la fin de mon tour, je ne m’en tire pas trop mal malgré tout.

Et puis voilà, le diable se niche dans les détails, mes automitrailleuses stoppent à cinq centimètres de cette unité d’infanterie qui vient de flinguer mon génie. Ils sont quasiment à la moitié de leurs forces, à la limite du test de moral et si je tirais pour faire pencher la balance ?
Je tire mais ça ne marche pas… et un assaut mon précieux, tu peux les finir si tu veux…

Je fonce pour leur sauter dessus avec mes deux belles automitrailleuses, zigouiller ces paysans armés de fusils. Sauf que comme un dumkopf j’oublie les trois jolis T-28 postés à 10 cm de mes flancs si faiblement blindés. Le tir défensif des prolétaires à pied ne m’a pas égratigné la carlingue, mais la masse de projectiles arrivant de ceux des chars a détruit une automitrailleuse et évacué l’autre. Objectif libéré, une bien belle défaite et une leçon magistrale !
J’aurais eu du mal à remonter si la partie avait duré plus de toute façon. La progression de la ligne de chars et de fantassins sur toute la largeur de la table était vraiment impressionnante. Belle partie, belle défaite, belle leçon, bravo Fred !

 

Un repos bien mérité !

Flames of WarLa toute dernière partie a été gagnée sur tapis vert du fait du forfait de Giovanni. L’avantage pour le tournoi c’est que cela ne faussait pas les scores des autres. Personnellement cela ne me gênait pas plus que cela, mon objectif ultime, la cuiller en bois, étant déjà assuré ! J’en ai profité pour faire le tour des tables, suivre un peu plus les parties des autres, admirer les armées et faire des photos.

La remise des prix a consacré la victoire de l’armée japonaise. Le tournoi a été disputé puisque personne n’a gagné tous ses matchs. La superbe armée française d’Afrique du Nord de Jean-Marc a remporté le prix de peinture. La cuiller de bois était mienne ainsi que qu’un joli lot de retranchements pour mon artillerie. Tout le monde est reparti avec des revues.

 

Une organisation au poil !

flames-of-war-047Chapeau à l’organisation du club des Trollistes. Les frais d’inscription pour le tournoi sont plus que justifiés avec les repas rapides des midis et le gros repas du samedi soir. Les horaires furent grosso-modo respectés. De nombreux joueurs du club ont aidé, hébergé les joueurs et assuré l’intendance alors qu’eux-mêmes ne jouent pas forcément à Flames of War. La gestion du tournoi est restée pour autant humaine et simple, sympathique.

Certains joueurs sont réellement impressionnants, capables d’expliquer les avantages de la charge de cavalerie polonaise ou de clarifier les situations d’assaut les plus tordues. D’autres connaissent tout de l’histoire de tel modèle de char ou possèdent des talents bluffants en terme de peinture ou de modélisme. Moi je me dis que j’étais là pour apprendre et pour témoigner, écrire et donner envie à d’autres joueurs de s’y mettre. Essayez Flames of War, faites des parties et osez un tournoi !

Le prochain tournoi Early en vue est celui de Saumur, au sein même du musée des blindés, je ne serais pas dispo et je le regrette fort car j’ai découvert un univers prometteur. Chapeau à ceux qui viennent de loin. Vivement l’an prochain et pensez au forum Flames of War France pour savoir quels seront les prochains tournois !

 

 

 

 

 


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Globul

[Fondateur & rédacteur] Gnome donc joueur, le Globul a épuisé ses grands-parents aux petits chevaux et au Monopoly, écumé les magasins de jeux depuis des décennies, raflé la série Cry Havoc, mémorisé les Casus Belli et tartiné des règles de wargame en VO au p'tit-dèj. Les jeux d'aujourd'hui sont rudement bien, accessibles et peuvent se jouer sans travailler le scénar pendant 15 jours complets. Yup !

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