INTRIGUES À WESTEROS – Le trône de papier

intrigues-a-westeros-box2Intrigues à Westeros
Auteur(s) : Reiner Knizia
Illustrateur(s) : HBO
Éditions : / FFG
Genre : jeu de cartes
Mécanisme (s) : défausse, blocage, placement, gestion de main
Thème : médiéval fantastique,
Année : 2014
À partir de 8 ans
2 à 6 joueurs
Durée de partie : 20 min
Indicateur de prix : 10 €

 

Pour aller jusqu’au trône de fer, construisez l’escalier !

Entre coups bas, complots et trahisons, les quatre grandes familles de Westeros – les Baratheon, Lannister, Stark et Targaryen – ont fort à faire. Leur but ultime : s’emparer du Trône de fer et régner sur les Sept royaumes. Rien que ça.

Pour trouver un bon roi, c’est comme pour beaucoup de choses, il faut faire un casting ! Le plus simple c’est encore d’avoir les photomatons des prétendant(e)s. On place tout le monde, un peu comme pour une photo de famille… mais il n’y en aura qu’un en haut de la pyramide !

 

Ils sont venus, ils sont tous là

Intrigues à Westeros est le premier « petit » jeu issu de la saga imaginée par George R.R. Martin. L’iconographie du jeu est directement inspirée de la série télévisée diffusée sur HBO. Arya Stark, Sandor Clegane, Tyrion Lannister, Joffrey Baratheon, Daenerys Targaryen, Jon Snow… ils sont tous là en photo, même Hodor est de la partie. Contrairement au Trône de Fer JCE, au jeu de plateau éponyme ou encore au jeu de figurines Batailles de Westeros, Intrigues à Westeros est un jeu simple et très rapide. Pour la petite histoire, sachez qu’il s’agit en réalité du jeu Pingu-party (2008) re-thématisé.

MeereenPetit clin d'œil aux pyramides de Meereen, on ne pouvait pas faire autrement !

 

Intrigues à Westeros : mécanismes de jeu

Intrigues à Westeros est un jeu de placement, de défausse et de blocage. Le but est simple, placer un maximum de cartes en enquiquinant autant que possible les autres joueurs et rester le dernier en lice.
Chaque joueur pioche en début de partie l’intégralité des cartes « Personnage » qu’il jouera pendant la manche et disposera ainsi d’une main de plusieurs familles. Il y a autant de manches que de joueurs. Le nombre de cartes « Personnage » varie en fonction du nombre de personnes autour de la table allant de quatorze cartes chacun à deux joueurs à six cartes chacun à six joueurs.

 

Complot à la Cour

L’idée est de construire une sorte de pyramide de personnages (appelée la Cour). À chaque tour de jeu, le joueur actif est obligé de poser une carte. La règle de pose de la première ligne de personnages diffère des autres lignes. Elle est constituée de sept ou huit cartes, la première carte posée est toujours au centre de la rangée, on répartira ainsi les sept cartes restantes équitablement de part et d’autre de celle-ci. Bien sûr, la pyramide peut s’étoffer sans que cette première ligne ne soit complète. De plus et sur cette ligne uniquement, chaque couleur de famille peut être posée à côté d’une autre, sans restriction.

Intrigues à Westeros
Dès lors que deux cartes sont mises sur la première rangée, il est possible de commencer la seconde en plaçant au-dessus de ces deux cartes un autre personnage. Attention, le personnage doit obligatoirement appartenir à l’une des familles établies à sa base. Si par exemple Globul pose un Stark et un Lannister sur la rangée 1, je serai obligée de poser un Stark ou un Lannister au-dessus de ces deux-là dans la rangée 2.

 

La bataille des rois

Celui qui ne pourra pas placer de carte « Personnage » est éliminé de la manche et conserve ses cartes à portée de main jusqu’au décompte des points. Les joueurs continuent de jouer normalement jusqu’à ce que soit, plus personne n’ait de cartes à poser, soit tous les joueurs ont été éliminés. Comme à Las Vegas, un joueur peut ainsi se retrouver à jouer plusieurs fois d’affilée en fin de manche.

Intrigues à Westeros
Pour chaque carte restée en main à la fin de la manche, le joueur recevra un point de pénalité. Le joueur ayant posé la dernière carte à la Cour pioche une carte du paquet « Trône de Fer ». Les cartes « Trône de Fer » permettent de supprimer de une à trois pénalités par carte. En fin de partie, celui qui a le moins de pénalités remporte le match. Enfin en cas d’égalité, on compte les symboles « Épée » des cartes « Trône de Fer », celui qui en possède le moins est déclaré vainqueur.

 

Tactique et coups foireux

Tout le plaisir d’Intrigues à Westeros consiste à empêcher les autres joueurs de poser leurs cartes. Pour cela j’aime tout particulièrement me défausser très vite d’une famille pour la bloquer au maximum. Évidemment c’est à double tranchant et on peut se piéger soi-même. Une chose à garder à l’esprit, c’est qu’il y a en tout et pour tout neuf cartes de chaque famille dans le jeu, compter les cartes déjà placées peut orienter les familles à bloquer. Enfin, il faut rester attentif à ce qu’il se passe sur la première ligne et ne pas hésiter à l’abonder si une famille dont on a encore beaucoup de cartes en main commence à être verrouillée.

 

LidaelL’avis de Lidael
Quand on aime Game of Thrones et en particulier la série, c’est toujours avec plaisir que l’on manipule un jeu qui en est inspiré. C’est plus plaisant de poser un Hodor au-dessus d’un Jon Snow et d’un Jaime Lannister plutôt que de placer une carte grise au-dessus d’une rouge et d’une grise. Ceci étant dit, Intrigues à Westeros est un jeu léger, rapide, amusant et un brin tactique. Bien sûr, ce n’est pas la franche partie de rigolade, mais de toutes manières à Westeros on tranche des têtes, on trahit, on complote mais on ne rigole pas (enfin, sauf Tyrion à ses heures, mais c’est une autre histoire)! En prime, le jeu permet d’élargir la gamme des titres inspirés de la saga, pour un prix réduit et un public plutôt familial. Testé en configuration à deux et trois joueurs, j’ai une nette préférence pour le jeu à trois qui demande un peu plus de subtilité.
globulL’avis de Globul
Simple mais pas simpliste, léger à apprendre comme à porter, Intrigues à Westeros permet de passer un bon moment. Les photos des personnages sont chouettes mais pour le reste on est quand même un peu limite quant au thème. Ce type de jeu permet de décliner à peu près tous les thèmes du moment qu’il y a au moins quatre factions. Le type même d’un thème plaqué sur une pure mécanique de jeu, sans rapport l’un avec l’autre. Les personnages n’ont aucune capacité particulière, seule la couleur de la carte importe, c’est dommage.


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Lidael

[Fondatrice & cheffe] Lidael ne jouait à rien avant que le hasard ne mette sur sa route un gnome ludo-passionné. Quelques années de pratique plus tard, ses préférences ludiques vont vers des jeux tels qu'Horreur à Arkham, Battlestar Galactica, Talisman, Pandémie mais elle n'a rien contre un p'tit jeu léger et rigolo de temps en temps ! Règle d'or : ne pas acheter d'extension d'un jeu tant que les figurines du jeu de base ne sont pas peintes !

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