CROSSING

CrossingCrossing
Auteur(s) : Yoshiteru Shinohara
Illustrateur(s) : Charlène Le Scanff
Éditions : , et .
Genre : jeu de tuiles
Mécanisme(s) : ,
Thème : médiéval fantastique
Année : 2015
À partir de 8 ans – de 3 à 6 joueurs
Durée de partie : 15 minutes

 

J’ai pu essayer Crossing pendant le festival des jeux de Cannes, sur le stand des Space Cowboys. Connaissant l’envergure des cinq cowboys de l’espace, on se dit qu’un jeu qu’ils éditent se doit de réveiller vaillamment chaque neurone de notre cerveau, mais non, pas ici. Crossing est également Co-édité avec Moonster Games et Cocktail Games et qui dit Cocktail Games, dit jeu d’apéro. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Un vrai jeu d’apéro dans une magnifique boîte en métal gravé du plus bel effet.

 

Visez les champignons

Le jeu est excessivement simple. Chaque joueur lève simultanément le doigt vers le ciel (ou le plafond) et au top, il doit cibler une des tuiles “champignon” sur lesquelles reposent les pierres de vie (des diamants en plastique). Si je suis le seul à cibler la tuile “champignon”, je remporte la totalité des pierres disposées dessus, dans le cas contraire je repars bredouille.

 

Crossing

 

À chaque tour, on recharge de deux pierres les tuiles vides et d’une seule les non vides. Le jeu transpire le guessing et le bluff. Il est facile de cibler les tuiles les plus chargées, mais évidemment tout le monde à la même idée. Ou bien chacun se dit qu’il n’est pas le seul à avoir cette idée et cible naturellement une tuile moins fournie et normalement moins convoitée. Mais bigre ! Tout le monde a pensé comme son voisin et donc au prochain tour le joueur prendra le risque de viser la plus charnue. Cette mécanique toute en psychologie suffit à faire un jeu. Pas très original bien sûr. Mais l’auteur du jeu, Yoshiteru Shinohara, a rajouté quelques subtilités. Tout d’abord, il y quatre pierres de vies différentes, des jaunes, des bleues, des rouges et des blanches. C’est joli mais ça sert à quoi ?

 

Crossing

 

Mon précieux

Ça sert tout simplement au décompte des points. En effet, il ne suffit pas d’amasser un maximum de pierres pour gagner. Il faut réussir à réunir des combinaisons de pierres en fonction de leur couleur car, en fin de partie, la combinaison d’une pierre bleue, une rouge, une jaune rapporte cinq points, les pierres blanches rapportent deux points par unité et les pierres isolées un point. Un peu de finesse donc.

 

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Seconde chose, à son tour, on a la possibilité d’effectuer une action alternative. Cette fois-ci il ne faut plus viser un champignon mais protéger son butin en plaçant tout simplement sa main dessus. Cette action permet de valider définitivement le gain des pierres car, je ne l’ai pas dit, mais on peut aussi cibler du doigt les pierres des autres joueurs pour les leur subtiliser sournoisement. Malin. Voilà donc un petit jeu d’apéro sympathique, vite expliqué, vite joué et ton le design est très réussi.

 

 


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Bib

[Rédacteur] Les belles illustrations c’est bien mais Bib aime surtout les mécaniques subtiles, malines qui vont mettre tout son cerveau en ébullition. L’envie de jouer est permanente et il a hâte que ses enfants grandissent pour qu’ils découvrent une ludothèque bien remplie mais attention pas de coopératifs ! On ne mange pas de se pain là ! Bib est un Geek, jeux vidéo depuis tout jeune, découverte de Magic The gathering en 1994 et les jeux de plateau depuis 2007, son nouveau dada !

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