A FISTFUL OF PENGUINS – Malin comme un pingouin

 

A fistful of penguinsA Fistful of Penguins
Auteur(s) : Jonathan Franklin
Illustrateur(s) : Mike Raab
Éditions : Wattsalpoag Games
Genre : jeu de dés
Mécanisme(s) : combinaisons
Thème :
Année : 2012
À partir de 8 ans
1 à 6 joueurs
Durée de partie : 20 min.
Indicateur de prix : nc

 

Les pingouins c’est bien

Les jeux avec des animaux, c’est mignon, c’est très apprécié des enfants. Bon, parfois cela peut être trop simple, trop gentillet, un tantinet pesant et convenu, y compris pour les petits qui sont très rock’n roll en fait. A Fistful of Penguins est un petit jeu, avec des tas de bestioles et des jetons, dans une petite boîte.

Oubliés les jeux longs et lents, « les pingouins » c’est dynamique, on jette les dés, on combine et on regarde le résultat en points. Là, forcément, la réalité apparaît à tous, le score est sans pitié. Mais la revanche est à portée de main, les dés et les pingouins sont prêts à remettre ça.

 

A fistful of Penguins : mécanismes de jeu

A fistful of penguinsA Fistful of Penguins se joue en trois actes, comme tout bon spectacle. D’abord les joueurs vont lancer quatre dés, ensuite cinq et pour finir six. La difficulté et la prise de risque sont donc progressives, chacun est prévenu.

Le but du jeu est de créer des combinaisons d’animaux, histoire d’amasser un maximum de points. Chacun des dés arbore fièrement six animaux sur ses faces : pingouin (noir), écureuil (rouge), chameau (jaune), kangourou (brun), élan (vert – sic) et lion (bleu – re sic). Chaque animal permet de faire un type de particulier, qu’il faut bien sûr garder en tête.

 

Le lion a les crocs

Le chameau, c’est simple, un chameau rapporte 5 points, deux feront 10, trois 15, en gros le principe de la caravane.

L’élan c’est un peu plus sioux, tout seul c’est un boulet, il ne rapporte rien, mais associé avec un écureuil cela fait 9 points pour les deux dés.

L’écureuil justement, est un chapardeur, qu’il soit ou non associé à un élan, il pique des points aux autres joueurs. Le pire du pire c’est la bande d’écureuils affamés : quatre écureuils vont voler 10 points.

Le kangourou c’est une bestiole originale, chacun de ces marsupiaux rapporte autant qu’il y a de kangourous, par exemple 1 point en solo, mais 25 pour une bande de cinq (5×5). De plus il donne un jeton qui permettra à un tour suivant de transformer un dé en kangourou.

À tout seigneur, tout honneur, le lion est le roi des animaux, il rapporte 7 points par tête. Par contre c’est un gros égoïste, alors qu’avec les autres animaux il était possible de combiner n’importe quelles bestioles, le lion lui est toujours seul à marquer des points, il faut croire qu’il croque les autres. Exception notoire, il est possible de le faire cohabiter avec le pingouin (sale goût sans doute).

 

Balancer un pingouin, c’est bien

A fistful of penguinsLes pingouins on les attrape par poignées entières, deux dés en rapportent trois, trois dés feront six pingouins. Ces comiques sont un peu déplacés, ils n’ont pas de réelle valeur, on s’en débarrasse pour avoir le droit de lancer un dé de plus ou de relancer tous les dés que l’on veut. Forcément c’est bien utile pour les gens normaux qui n’obtiennent pas un carré de lions au premier lancé. On obtient d’ailleurs une petite bande de six pingouins au début de la partie, sous forme de jolis pions violets tout mignons, que l’on sacrifiera hélas à un rythme impitoyable.

 

Tactiques et coups foireux

Bien sûr, les Pingouins c’est un petit jeu, vite appris, vite compris, mais n’empêche qu’on est tout aussi vite accro. Il est d’ailleurs possible de jouer seul, pour battre un score, c’est vous dire le triste potentiel d’addiction de cette petite boîte.

Les amateurs de petits trucs aimeront les pions pingouins qui, il faut le dire, sont très sympa. Sinon pour les gamers, on touche là aux gros ressorts qui font l’essence même du principe ludique : compétition, chance, retournements de situation, prise de risque. C’est un peu comme Perudo ou Skull & Roses, chacun se lance, évalue les risques et les gains potentiels… La sanction est rapide et brutale, en dix minutes c’est plié.

 

L’avis de Globul
Les Pingouins c’est d’abord une rencontre à Essen, avec un grand gars baraqué, de Seattle (USA, près du Canada), arborant une chemise hawaïenne exceptionnelle et une tchatche terrible. Donc on a essayé le petit jeu avec les pingouins en plastique, avec une pensée émue pour la série des ptits jeux Yéti Sports, allez savoir pourquoi.

Et puis voilà, c’est simple, efficace, on s’amuse rudement à envoyer des écureuils voleurs, à tenter le gros jackpot de lions, à lutter contre le mauvais sort dit du « lancé pourri ». Forcément il est difficile de tenir toute une soirée avec ce seul jeu, mais le rapport rigolade-investissement cognitif est réellement très bon.

Comme on dit par chez nous, un pingouin c’est rafraîchissant.

 

L’avis de B52
Lorsque j’ai découvert le jeu pour la première fois, je me suis vraiment demandé ce que c’était, en me disant que le matériel était très réduit. Puis je l’ai essayé et en fait, c’est vraiment génial, il y a beaucoup de rigolade, c’est vraiment sympa. Typiquement un jeu à emmener en vacances.

 

L’avis de Woobs
Le jeu est très facile à prendre en main, on a chacun un tableau récapitulatif des scores ce qui aide bien. Il y a beaucoup de fou-rires pendant les parties, c’est très dynamique et il y a un côté très malin dans le matériel avec les pingouins en cristal, ça va faire fureur !

 

 

 


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Globul

[Fondateur & rédacteur] Gnome donc joueur, le Globul a épuisé ses grands-parents aux petits chevaux et au Monopoly, écumé les magasins de jeux depuis des décennies, raflé la série Cry Havoc, mémorisé les Casus Belli et tartiné des règles de wargame en VO au p'tit-dèj. Les jeux d'aujourd'hui sont rudement bien, accessibles et peuvent se jouer sans travailler le scénar pendant 15 jours complets. Yup !

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