SPLENDOR – Mon précieuuux

SplendorSplendor
Auteur(s) : Marc André
Illustrateur(s) : Pascal Quidault
Édition (s) : Space Cowboys
Genre : jeu de cartes
Mécanisme (s) : , planification,
Thème : commerce
Année : 2014
À partir de 10 ans
2 à 4 joueurs
Durée de partie : 30-40 min.
Indicateur de prix : env. 30 €

 

XV de finance

Il était une fois, dans un pays lointain, ou bien en fait aujourd’hui et juste à côté de chez vous… Splendor c’est l’histoire de l’éternelle rapacité de l’humanité, du vil plaisir d’amasser des richesses, de compter ses ronds, de ramasser des cailloux qui brillent sur la plage. Depuis le temps des cavernes jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, de tous temps, on compte, on amasse, on s’enrichit, on gagne du prestige,  on gagne tout court !

 

Splendor : mécanismes de jeu

L’univers de Splendor est celui des joailliers et l’on va manipuler des pierres précieuses. Pas des vraies bien sûr mais des jetons les représentant. Au passage ces jetons sont vraiment sympas, c’est du bon gros jeton circulaire type Poker et si comme moi vous aimez surtout le Poker pour faire des petites constructions de piles de jetons, vous aimerez ces gros jetons un peu lourds.

 

Splendor

 

Cinq types de pierres précieuses seront sur la table, blanches, vertes, bleues, rouge et couleur chocolat (diamant, rubis, cola ?).

On dispose aussi des cartes, trois rangées de quatre cartes puis des petites tuiles avec des personnages. Sur chaque carte il y a, une jolie illustration et surtout un coût d’achat en pierres précieuses, une valeur de réduction en pierres et éventuellement des points de prestige.

Le but du jeu est très simple : il faut rassembler le plus vite possible quinze points de prestige, ou plus. On achète les cartes en dépensant ses pierres précieuses. Les cartes achetées permettent à la fois d’accumuler petit-à-petit des points de victoire et d’obtenir une sorte de réduction de valeur en pierres. Posséder une carte qui affiche une pierre verte permettra par exemple d’acheter une nouvelle carte valant trois pierres vertes en n’en dépensant que deux.  Un mécanisme tout simple, mais, comme souvent, plus long à écrire et décrire qu’à piger !

 

Chope le jeton !

Dans Splendor, les actions sont limitées et les tours sont rapides. Le joueur peut effectuer une seule action lors de son tour : prendre des jetons, acheter ou réserver une carte. Il prend trois jetons de couleurs différentes ou deux d’une même couleur (s’il en reste au moins deux après).

L’achat de carte se fait en dépensant des jetons et en prenant en compte les réductions obtenues grâce aux cartes déjà achetées. Plus la partie avance et plus l’achat devient aisé, avec même parfois la possibilité d’avoir une carte sans bourse délier, uniquement grâce aux réductions des cartes déjà posées.

 

Splendor

 

Réserver une carte est une action qui mixe un peu les deux précédentes. Il s’agit de prendre en main l’une des cartes (ou même celle d’une des pioches, à l’aveugle) et un joker. Le joker est un jeton jaune qui peut remplacer n’importe quelle pierre précieuse. On garde en main la carte réservée, attendant le moment de pouvoir se l’offrir pour l’acheter et la poser. C’est un moyen de prendre une carte sans attendre et/ou d’empêcher quelqu’un d’autre de l’avoir.

 

Le dessus des cartes

Les cartes sont disposées en trois rangées, issues de trois paquets différents. Les premières sont simples à obtenir et ne rapportent que des réductions, pas ou peu de points de victoire. Celles des paquets suivants demandent beaucoup de pierres précieuses mais peuvent rapporter pas mal de points de victoire. Il faut donc construire petit-à-petit sa progression, acheter des cartes selon ses besoins futurs, établir un cheminement probable parmi les cartes posées.

 

Les invités de dernière minute

Au-dessus des lignes de cartes se trouvent des tuiles carrées représentant des personnages qui rapportent aussi des points de victoire. La différence essentielle avec les cartes est qu’il est impossible de les obtenir en utilisant des jetons ! Seuls les réductions et donc les cartes posées permettent de les débloquer et de se les approprier. Il y a un personnage de plus que le nombre de joueurs (dix personnages en tout dans le jeu).

 

Splendor

 

 

Tactique et coups foireux

Splendor est basé sur une progression, un enchaînement de tactiques successives pour obtenir un but final. La première ligne de cartes est celle de la collecte, il faut glaner ces ressources pour ensuite pouvoir se payer les cartes suivantes. Toute l’astuce est de construire une stratégie assez souple pour s’adapter aux actions des autres joueurs sans se retrouver coincé. Il faut aussi savoir saisir les opportunités pour attraper des cartes plus fortes même si un peu chères ou faibles mais gratuites du fait des réductions. Il faut se concentrer sur son cheminement… et ne pas s’enfermer dans son trou, regarder un peu les actions des autres évite de se faire plumer.

 

On vous parlait déjà de Splendor dans le podcast #12

 

 

 

globulL’avis de Globul
Splendor est un de ces jeux « intermédiaires », à la fois attrayants, intéressants et un peu limités. Le matériel de jeu est très sympa, les cartes sont esthétiques et lisibles, tout roule. La mécanique est simple et offre des possibilités intéressantes. On ne s’ennuie pas autour de la table, on calcule, on combine. Bien foutu, efficace, du bon matos, mais il ne faut pas trop en demander. Splendor ne fait pas rêver, n’immerge pas dans un univers, ne passionne pas forcément toute la tablée. Mais bon, ça tourne bien, les règles sont rapidement assimilées, une partie peut être bouclée en une demi-heure et il est facile de remettre ça illico. Pas mal non ?

 

LidaelL’avis de Lidael
Il m’aura fallu quelques parties pour finalement me rendre à l’évidence, j’aime bien jouer à Splendor. En règle générale, je n’aime pas les jeux dits abstraits et Splendor c’est un jeu abstrait avec des chouettes jetons et de belles illustrations. Pourtant, au fil des parties, de la compréhension des tactiques et des possibilités combinatoires du jeu, Splendor ne se défait pas de ce petit goût de reviens-y. À peine une partie terminée que l’on a envie de remettre ça, il n’y a pas de doute, c’est le signe d’un bon jeu. Accessible, efficace, joli et très facile à expliquer, je place volontiers Splendor dans la gamme des jeux qui sont parfaits pour initier des débutants au jeu de société moderne sans pour autant laisser sur leur faim les joueurs plus avertis.

 

 

 

 


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Globul

[Fondateur & rédacteur] Gnome donc joueur, le Globul a épuisé ses grands-parents aux petits chevaux et au Monopoly, écumé les magasins de jeux depuis des décennies, raflé la série Cry Havoc, mémorisé les Casus Belli et tartiné des règles de wargame en VO au p'tit-dèj. Les jeux d'aujourd'hui sont rudement bien, accessibles et peuvent se jouer sans travailler le scénar pendant 15 jours complets. Yup !

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