Essen jour 2 : les choses sérieuses commencent !

 

Premier jour pour le public, dès l’ouverture, c’est la cohue. Les gigantesques stands d’Asmodée, Schmidt et Iello sont pris d’assaut.

 

Quand un autre Dragon, qui n’avait qu’un seul chef
Et bien plus qu’une queue, à passer se présente.
Me voilà saisi derechef
D’étonnement et d’épouvante.

D&D Attack Wing, idéal pour séduire Danaerys

Alors que je préfèrerais m’enfoncer plus avant dans les halls, Dungeon & Dragons Attack Wing me fait de l’œil. C’est en anglais et distribué par Asmodée en Allemagne. Pas sûr que les dragons volent prochainement au dessus de notre pays, il y a peu de chances que ce soit traduit dans la langue de La Fontaine. Le principe est très simple, vous connaissez X-Wing ? D&D Attack Wing en reprend les règles dans les grandes lignes. Mais ici point de chasseur TIE ou X-Wing mais un dragon rouge, un dragon bleu (si des fois vous souhaiteriez incarner le Mal, un mort-vivant saligaud de première) et un dragon d’or (si l’esprit chevaleresque vous habite : protéger la veuve et l’orphelin, sauver le royaume, etc.).

 

D&D Attack Wing

 

Si comme moi vous avez dévoré (plus jeune) la saga Dragonlance, si vous avez usé votre clavier sur le simulateur de vol de dragon Dragon Strike, vous serez en territoire connu, voire conquis ! Le système est toujours aussi simple : programmation des mouvements en simultané, déplacements à l’aide de gabarits, tirs… non, souffle brûlant ou électrique résolu avec les dés spéciaux… C’est toujours aussi fluide. Un vrai plaisir. En plus, dans le cas de cette licence, on sera peut être moins tenté de compléter une collection qui risque quand même de devenir pléthorique (rien que les dragons chromatiques par exemple – noir, vert, blanc). À noter que les figurines sont vraiment belles, en tout cas, de bien meilleure facture que celles de l’adaptation Star Trek.

Je reprends mon petit sac (alourdi pour l’occasion) et je file.

 

« Come on baby light my Fire ! »

Hier, dans le showroom, j’avais repéré Lunte ou Fuse en anglais, c’est à dire « mèche » en français. Le matériel est simplissime, les cartes monochromes. C’est peut être le petit côté La Linea mais j’ai bien envie de l’essayer. C’est une sorte de jeu de plis, si ce n’est que les plis sont à dimension variable (plus ou moins de cartes). Même si sur la boîte il est indiqué de deux à six joueurs, trois sera vraiment le strict minimum. Chaque joueur à sept cartes en mains, cinq mèches (d’une valeur de 3, 7, 10 ou 15), deux cartes permettant de couper la mèche (cartes posées alignées sur la table, les points quoi !). De plus, tout le monde à le droit à deux explosions là aussi représentées par des cartes et qui permettront de gagner chacune un pli. On ne score que deux fois maximum dans ce jeu, il est donc très rapide !

 

Lunte

 

À tour de rôle, on doit jouer une carte puis en piocher une (on a donc toujours sept cartes en main). Soit on continue la mèche, ajoutant des points sur la table, soit on fait exploser la bombe (on prend toutes les cartes posées sur la table) pour marquer des points. Dernière possibilité, couper la mèche, auquel cas, toutes les cartes posées sont défaussées. La partie prend fin dès que la carte compte à rebours (placée parmi les vingt dernières cartes de la pioche) est tirée ou immédiatement lorsque tous les joueurs ont explosé deux fois chacun. On compte les points en additionnant les cartes mèches qu’on a récupérées et en soustrayant celles qui nous restent en main. Et c’est là que ça devient intéressant, nous avons toujours sept cartes en main et au cours de la partie, on rechignera à poser le quinze par exemple, vous saisissez le dilemme !

J’ai trouvé ce jeu très agréable, facile d’accès et assez malin. Sûr que je le ressortirai souvent en famille.

 

Les jeux asiatiques à l’honneur

Cette année, une fois encore, l’Asie est à la mode (voir le Castle Crush de l’article précédent). Les Japonais, les Chinois, les Coréens sont venus en force et nombres de gros éditeurs (Schmidt, Asmodée, Kosmo) proposent cette année la version traduite des jeux qui avaient buzzé l’année dernière. On pourrait passer toute la durée du salon rien qu’en jouant à des jeux asiatiques et encore, pas sûr qu’on ait le temps de les essayer tous ! Parmi tous les titres proposés, la majorité sont destinés à un public familial, voir enfantin (rien de péjoratif). Deux d’entre eux m’ont tapé dans l’œil, Cat Tower et Pudding War.

 

Cat Tower

 

J’avais précommandé Cat Tower, avec ses cartes à plier représentant des chats tout mignons qu’il faut empiler dans un petit jeu d’adresse soit disant accessible à partir de quatre ans. Si le matériel est de qualité, je ne peux vous dire si le jeu est bon ou non : j’ai pour l’instant l’impression qu’il faut plier toutes les cartes et les maintenir ainsi pour quelle gardent cette forme. De fait, on ne peut plus les ranger dans la boîte… Pour l’instant, celles que j’ai pliées s’évertuent à retrouver leur « platitude », bref, c’est compliqué

 

Pudding War

 

Le second est un peu plus fun. Dans Pudding War, des petits gobelets, un peu comme ceux dans lesquels on vous sert la sauce pour les nems à emporter, mais joliment décorés. Ah ! Premier truc un peu longuet, il va falloir coller tous les autocollants. Trente-six gobelets, deux autocollants par gobelet. Bon, à réserver pour un dimanche pluvieux. Les gobelets (six par joueur, de trois à six joueurs) représentent des puddings, une sorte par joueur. Au début, chaque joueur a deux puddings sur une petite assiette en carton qui sert de surface de jeu. Le but est très simple : être le seul joueur à avoir au moins un de ses puddings sur l’assiette. Comment ? Et bien en « éventant » l’assiette et ce qu’elle contient avec un éventail prévu à cet effet. On lance le dé, suivant le résultat, on place de nouveaux puddings sur l’assiette (on peut les empiler un peu comme une pyramide de Chamboule-tout) on essaie de faire tomber hors de l’assiette ou d’emboiter complètement les puddings (celui entièrement recouvert est considéré comme absent) grâce à l’éventail. C’est bête, mais plus malin qu’on le pense quand même. C’est rapide, j’aime beaucoup.

 

Le gros jeu ! Le gros jeu !

Et bien non, il sera plutôt moyen, du moins par la taille, parce que le jeu, lui est très très bon : Gaïa de TIKI édition. C’est un jeu de placement (tuiles et meeples) et de majorité (au sens « large »). Dans Gaia, chaque joueur est une sorte de dieu qui va modeler le paysage d’un continent pour y faire prospérer son peuple. Le premier joueur à avoir placé ses cinq meeples remporte la partie.

 

Gaïa

 

À chaque tour, on peut piocher des cartes (paysage, villes ou animaux, pouvoirs) et/ou en jouer pour : placer une tuile du paysage correspondant (montagne, désert, plaine, marais, mer), placer des animaux sur une des tuiles ou placer une ville. Cette dernière a des exigences (être entourée d’un marais, d’une plaine, de deux déserts et avoir accès par exemple à des animaux). Chaque fois qu’une ville est créée, le joueur dont c’est le tour place un ou deux meeples (si les conditions de la ville sont entièrement remplies). Si un autre joueur améliore la ville (ajoute une ou des conditions), il en prend immédiatement possession. Sachant qu’on peut assécher ou inonder des tuiles qui deviennent alors des déserts ou des plaines ou des marais (suivant leur type initial), que la terre peut trembler (deux tuiles sont inversées) que les villes consomment les animaux (ont retire à chaque tour un jeton animal qui jouxte une ville), etc. Les possibilités de coups bas (niark, niark !) sont très nombreuses ! Le jeu n’en est pas moins fluide et assez rapide (45 minutes max de deux à cinq joueurs). Et d’ailleurs, les gens ne s’y sont pas trompés, le jeu était « sold out » dès le milieu de l’après-midi (trois cents boîtes vendus en quelques heures). Mais, mon petit doigt me dit que ce jeu arrivera certainement (et prochainement) par chez nous !

 

À demain !

 

 

 


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