RELIC RUNNERS – Le cri du Dendrobate

img-524594f6ab9dcRelic Runners
Auteur(s) : Matthew Dunstan
Illustrateur(s) : Julien Delval
Éditions :
Genre : jeu de plateau
Mécanisme(s) : , ,
Thème : Aventure
Année : 2013
À partir de 8 ans
2 à 5  joueurs
Durée de partie : 1 heure.
Indicateur de prix : environ 50 €.

 

Indiana Lara

La jungle étouffante, la découverte des temples d’une civilisation disparue, en un mot l’appel de l’aventure. À chacun de s’imaginer dans la peau d’un Indiana Jones ou d’une Lara Croft, franchissant mille dangers pour aller jusqu’au trésor. Votre but n’est que pure philanthropie, il s’agit de ramener à la connaissance du monde tous ces précieux témoignages du passé. Au contraire vos adversaires ne sont que de vils pilleurs de tombes, capables de tout pour détourner ces trésors archéologiques. Alors qu’à vos yeux ces témoignages du passé doivent revenir à l’humanité toute entière, tant ils sont précieux, oui précieux…

 

Relic Runners : mécanismes de jeu

Le plateau est clair, au centre il y a le camp de base, autour des pistes dans la jungle et des rivières ainsi que des clairières. Dans ces clairières on trouve soit des ruines, soit des temples. Les temples peuvent être de trois couleurs différentes (blanc, bleu et violet).

Les ruines et les temples sont représentés par trois tuiles empilées. Il va falloir fouiller plusieurs fois pour en explorer toutes les richesses. Chacun dispose d’un petit plateau où va gérer son matériel d’aventure. Les personnages peuvent être identiques au départ ou avoir un petit avantage particulier, au choix des joueurs.

 

Relic Runners

 

La première chose importante est le déplacement. À son tour  chacun peut emprunter une piste de terre ou une rivière (la distance entre deux clairières). Une unique piste s’il n’y a pas posé de relais à sa couleur.  Par contre s’il a posé des relais il peut avancer sur une piste « vierge » et sur autant de relais qu’il en a en continu. Ça marche aussi en sens inverse : une suite de relais puis une piste vierge.

Comment pose-t-on ses relais (de petits bâtons de plastique qui ressemblent pas mal aux wagons des Aventuriers du Rail du même éditeur) ? Pas compliqué, il s’agit d’une des actions des clairières. Dans les clairières il est possible d’explorer un niveau de ruines ou de temple moyennant la consommation d’une ration. Normal, les fouilles ça creuse !
Quand il s’agit d’une ruine il est possible de placer un de ses relais sur l’une des pistes adjacente. Pour un temple on regarde ce que dit la tuile. Il s’agit d’un bonus temporaire ou bien de points de victoire ou d’un bonus permanent, toujours des trucs positifs d’ailleurs.

 

Et le trésor alors ?

Relic RunnersPour avoir le trésor il faut creuser plus loin encore, enlever les trois tuiles et enfin faire apparaître l’objet précieux. Sur les ruines c’est un « Dendrobate d’émeraude », une sorte de crapaud quoi. Sur les temples blancs un des crânes de cristal chers à Indy. Sur les temples bleus c’est un oiseau de paradis de la même couleur et sur les violets une statuette sacrée. Sachant que l’on commence en général avec trois rations, qu’il n’est pas possible d’en stocker plus de cinq (on n’est pas des mulets !) et qu’il en faut une par niveau exploré, vous pouvez comprendre que l’exploration complète des temples prend du temps.

Par ailleurs il n’est pas possible de rester sur place, à chaque tour il faut se déplacer. Une fois la dernière tuile du temple enlevée, le trésor apparaît, mais pas dans la poche de l’aventurier, loin de là. Pour découvrir/chouraver/révéler à la communauté scientifique un trésor archéologique, il faut mener une expédition.

Comme son nom l’indique, une expédition ce n’est pas le truc simple. Il s’agit de partir d’une case contenant un trésor révélé et de faire en un déplacement la jonction avec un autre trésor révélé du même type. À ces conditions et seulement à celles-ci on peut empocher le trésor et c’est loin d’être accessoire, on gagne des points de victoire, deux fois plus que le nombre de pistes empruntées pour venir. Forcément aller chercher un trésor au fin fond de la jungle c’est plus prestigieux que s’il était à cinquante pas du bivouac, entre la jeep et la caisse de Bourbon.

C’est le nombre de trésors ramassés qui arrête la partie, par exemple à quatre joueurs il faudra en prendre neuf. Le tour de jeu se termine  puis chacun compte ses points de victoire et y ajoute cinq points par type de trésor ramassé. Il y a tout intérêt à essayer d’avoir les quatre sortes, ce qui représente vingt points !

La rivière c’est sioux

En plus de ces mécanismes de base, chacun dispose d’un petit plateau sur lequel sont placées neuf cases, en trois colonnes. Il s’agit d’actions et de boni spécifiques. On gagne le droit de les activer à chaque fois que l’on est le premier à emprunter une rivière. Chaque case donne un avantage, soit sur les rations, soit en points de victoire, soit en permettant de déplacer des relais déjà placés ou d’en ajouter. Certaines cases sont plus intéressantes mais elles sont hiérarchisées, il faudra les débloquer en passant plusieurs rivières.

Ces possibilités sont surtout utiles pour enchaîner les actions et aller plus vite vers un trésor, au besoin le souffler à un valeureux adversaire (que les chacals le bouffent !).

 

Tactiques et coups foireux

Relic RunnersAu début il faut explorer les environs en évitant de trop se disperser, les relais sont beaucoup plus efficaces s’ils peuvent être liés. Aller gagner des avantages dans les temples est fort utile, surtout les avantages permanents (un seul à la fois) des temples blancs. Pour autant il ne faut pas négliger la possibilité de gagner directement des points de victoire situés dans les temples bleus.

Chacun cafouille dans son petit coin, gère ses rations et glane quelques trucs utiles. Et puis les trésors apparaissent et la compétition est lancée. Il faut réussir à créer des expéditions, les plus longues possibles mais sans pour autant perdre de temps. Le trésor qui allait vous servir de point de départ peut très bien disparaître s’il est le but de l’expédition d’un de vos adversaires (l’infâme crotale !).

Toute l’astuce est de réussir à mener sa barque sans perdre de vue l’objectif général, en amassant des points et des trésors et en diversifiant le type des trésors ramassés. Le placement des relais est essentiel, il faut aussi surveiller les autres. Si plusieurs joueurs s’intéressent au même endroit, il y aura forcément concurrence à un moment.

 

globulL’avis de Globul
Le matériel de jeu est sympa, notamment les trésors et le plateau. Les bustes des aventuriers sont par contre plutôt nuls et tous identiques à l’exception de la couleur. La mécanique a cela d’intéressant qu’elle fait un mix entre un jeu de plateau classique « ancien » et des jeux plus récents avec la gestion d’avantages et d’actions particulières.

Ainsi Relic Runners ne rebutera pas le joueur novice et pourra servir d’introduction au monde des jeux plus typés « gamer ».  Cette simplicité est aussi un défaut quelque part, il manque un peu de profondeur et d’imprévu. Quelques malédictions et autres malus pourraient ajouter en challenge et en ambiance autour de la table.

LidaelL’avis de Lidael
Relic Runners est plutôt une bonne surprise. La réalisation est très soignée, le matériel de qualité et les petites reliques sont de véritables bijoux pour lesquels on n’hésitera pas à affronter la jungle. Le jeu s’explique en un rien de temps ce qui est un vrai atout. Côté mécanique, là encore, ça tourne bien, les choix pendant la première phase du jeu auront véritablement une incidence sur le score et il ne faudra pas hésiter à revoir sa stratégie de jeu car il faut sans cesse s’adapter aux choix des autres joueurs (qui viennent empiéter sur votre territoire d’exploration sacrebleu !). Relic Runners est avant tout un jeu familial, mais il peut très bien faire office de jeu d’initiation pour aborder un répertoire plus “velu” du jeu de société à l’instar de L’île interdite.

 

 


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Globul

[Fondateur & rédacteur] Gnome donc joueur, le Globul a épuisé ses grands-parents aux petits chevaux et au Monopoly, écumé les magasins de jeux depuis des décennies, raflé la série Cry Havoc, mémorisé les Casus Belli et tartiné des règles de wargame en VO au p'tit-dèj. Les jeux d'aujourd'hui sont rudement bien, accessibles et peuvent se jouer sans travailler le scénar pendant 15 jours complets. Yup !

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