BANZAÏ ! – Tora Tora T’auras pas !

BanzaïBanzaï ! (Site officiel)
Auteur(s) : Tom Berjoan
Illustrateur (s) : Franck Devron
Éditions : Black Book Editions
Genre : jeu de cartes
Mécanisme (s) : , ,
Thème : oriental
Année : 2005
À partir de 7 ans
3 à 12 joueurs
Durée d’une partie : environ 15 min
Indicateur de prix : environ 20 euros

Les sept familles en mode baston

Qui ne connaît le fameux jeu des sept familles, avec les traditionnelles questions un peu bébêtes pour savoir qui a la grand-mère, qui va vouloir la mère bleue et qui va bloquer le papy qui permettrait de l’emporter… mollement. Non Banzaï c’est un peu le jeu des familles de Tarantino, ça dégage sévère, vous êtes prévenus. Les affrontements sont sans merci, du moins jusqu’au premier sang.

 

Banzaï : mécanismes de jeu

C’est tout simple, dans la petite boîte il y a 60 cartes, soit 12 familles de 5 cartes et 11 jolis pions rouges.
Dans chaque famille il y a un gamin, une princesse, un seigneur, un guerrier et un magicien, des personnages orientaux à têtes d’animaux. Il y a les lapins, les renards, les chats et ainsi de suite. Des dessins clairs, volontiers humoristiques sans pour autant être moches ou excessifs.

Il suffit de prendre autant de familles qu’il y a de joueurs, de mélanger un bon coup le tout et de donner 5 cartes à chacun. But du jeu : reconstituer une famille complète, brailler “Banzaï” et s’emparer d’un pion. Les cartes sont données en simultané, chacun fait passer une carte à son voisin de gauche en simultané, et ainsi de suite.

Le truc c’est qu’il manque un pion, un peu comme pour les chaises musicales, le plus lent sera éjecté de la partie. La partie recommence et à chaque fois on vire un joueur, à la fin il n’en reste qu’un. Il ne peut en rester qu’un !
Alors certes on ne coupe la tête de personne mais il est facile de comprendre qu’avec un si faible nombre de cartes il n’est pas rare que plusieurs joueurs puissent faire “Banzaï” en même temps. Il y a aussi ceux qui ne sont pas en position de finir mais qui doivent vite choper le pion sous peine d’élimination.

Vous connaissez Jungle Speed et ses empoignades pour attraper le totem. Pour Banzaï c’est un peu pareil mais le pion fait deux centimètres de haut et il y en a plusieurs. En une fraction de seconde tout le monde se jette dessus. Si vous aviez commis l’erreur de ne pas débarasser la table, ben c’est fait. Les adversaires qui ont des bagues ou des ongles pointus sont particulièrement redoutables et quand j’ai parlé de sang, ce n’était pas une formule de style. L’homme est un loup pour l’homme, ouaip.

Histoire de corser un peu le tout les joueurs qui ont trois cartes de la même famille peuvent arrêter le jeu et placer deux pions où ils veulent sur la table (sous leur nez évidemment). Celui qui a quatre cartes semblables peut aussi initier un stop et… changer de place avec un adversaire. Évidemment il faut prouver ses dires et révéler ses cartes, ce qui permet aux autres de savoir qui a quoi et comment contrer ou déclencher un “Banzaï”.

Des règles optionnelles permettent d’utiliser les différents personnages. Trois gamins pour piquer une carte à un adversaire, lequel n’en aura plus que quatre. Avec trois guerriers on peut enlever un pion de la table, parce que c’était décidément trop facile sinon. Banzaï peut se pratiquer à douze et donc générer une certaine dynamique dans une salle. Peut-être le truc à proposer pour l’amicale des aînés du village.

 

Tactiques et coups foireux

Il est fortement conseillé de ruser, de brailler “Banjo” ou autre pour faire perdre piteusement ses ennemis. Comme tout se joue en très peu de temps, il faut sans cesse être aux aguets, parfois déconstruire sa famille pour induire en erreur les autres. Bloquer une carte permet aussi de bloquer celui qui voulait absolument cette famille.
Bluff, patience, rapidité, réflexe… et aussi un peu de poigne pour attraper le pion en premier. Inutile de dire que c’est un jeu discret, parfait si vous ne voulez pas réveiller vos enfants (ou parents) qui dorment dans la chambre d’à côté.

 

Avatar de GlobulL’avis de Globul
Les formules marketing on en mange un peu tous les matins au petit dèj, mais pour une fois il faut bien avouer que le sous-titre de Banzaï, le jeu qui rend Fu… , est assez mérité. Parce que bon c’est un jeu simple, compris de tous en une minute. Chacun joue gentiment, regarde les jolis dessins, fait passer les cartes en racontant la blagounette du moment. Et puis, un ou deux “stop”, on commence à voir que les familles se construisent, la pression monte.
Arrive le “Banzaï” fatidique et les fauves sont lâchés… Il n’y a plus d’amis, de famille, c’est une lutte aussi féroce que rapide. Une seconde plus tard, il y a vainqueur (s) et vaincu et tous ont envie de remettre ça illico. C’est très sympa mais évitez de faire plus de cinq parties de suite où il y aura des dégâts.
[rating:3/4] (J’adore !)

 

L’avis de Lidael
Poussez les meubles, ôtez tous les trucs fragiles de la table, débarrassez les verres et les assiettes de chips, pour jouer à Banzaï, il faut bien ça. Banzaï c’est drôle, vraiment drôle, bon, un poil dangereux pour vos mains si les copains sortent leurs griffes, mais vu que vous leur rendrez la pareille, ce n’est pas bien grave. Un jeu dynamique, qui demande de bons réflexes mais aussi un soupçon de perversion pour conduire les copains à la faute. Niark. Comme je suis gentille, voici une petite liste de mots que vous pouvez crier à la place de Banzaï ! Bamboula ! Bandana ! Banjo !  Bambochade ! Banco !
[rating:3/4] (J’adore !)

 

 


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Globul

[Fondateur & rédacteur] Gnome donc joueur, le Globul a épuisé ses grands-parents aux petits chevaux et au Monopoly, écumé les magasins de jeux depuis des décennies, raflé la série Cry Havoc, mémorisé les Casus Belli et tartiné des règles de wargame en VO au p'tit-dèj. Les jeux d'aujourd'hui sont rudement bien, accessibles et peuvent se jouer sans travailler le scénar pendant 15 jours complets. Yup !

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