NORTHWEST PASSAGE ADVENTURE – Ho Iceberg !

 

Northwest passage adventureNorthwest passage adventure
Auteur(s) : V. Rojo Arias, J. Vega Romera, D. Martin de las Pueblas Encinas
Illustrateur(s) : José Pascual
Éditions : GenX Games
Genre :
Mécanisme(s) :
Thème : navigateurs
Année : 2012
à partir de 10 ans
2 à 4 joueurs
Durée de partie : 30 min.
Prix : nc

 

Chaud devant !

Pour aller de l’autre côté du continent américain en venant de l’Atlantique, il faut aller loin en bas et tourner à droite, alors qu’en toute logique il est plus rapide d’aller droit devant et de passer au Nord, au plus rapide. Bon, ça c’était l’idée et on y a pensé dès la découverte des Amériques, parce qu’en fait c’est en Asie qu’on voulait aller à l’origine.

Pendant près de trois cent ans des tas de marins vont tenter le coup, user leurs coques et geler leurs équipages pour passer là haut, tout au nord du Canada. Le premier a réussir fut Amundsen au début du XXe siècle. Nul doute qu’il est possible de faire aussi bien que lui, d’autant que nous on est malins, on a inventé le réchauffement climatique !

 

Mécanismes de jeu

 

Northwest Passage AdventureLe but du jeu va être de franchir le plus vite possible le passage du Nord-Ouest, lequel est constitué d’une longue succession d’hexagones qui, du plus simple au plus compliqué sont de l’eau libre, des îles, de la neige ou de l’iceberg. Ces différents hexagones demandent un à quatre points de mouvement pour être traversés, sachant que chacun en a quatre par tour.

Le terrain est révélé petit-à-petit, à raison de quatre lignes d’hexagones de plus que le bateau le plus avancé. Cela permet de faire un peu de tactique de court terme mais rien ne dit que le petit passage d’eau clair à tribord ne se termine pas sur une double barrière d’icebergs. Il y a aussi des cases qui contiennent un trésor, elles permettent de tirer des cartes.

Là où Northwest Passage Adventure est sympa, c’est qu’il est basé sur une progression tout à fait originale. Chaque joueur dispose de petits chemins à sa couleur, d’un à quatre hexagones de long. Quand il progresse il le fait en posant ces chemins. Un peu comme un escargot laisse sa trace derrière lui. Ce sillage est le sien mais il est aussi une voie dans les eaux que ses concurrents peuvent emprunter facilement, les difficultés ont été surmontées chaque hexagone est considéré comme de l’eau libre. Le seul bémol est qu’il faut utiliser deux points de mouvement quand on rejoint la trace d’un concurrent, par contre on la recouvre de la sienne sur la suite du trajet.

 

Schumidsen prend l’aspiration et double

Northwest passage adventurePlus vil encore, le capitaine qui a joué l’opportuniste et colle au plus près son concurrent peut bénéficier en fin de tour de jeu d’un mouvement supplémentaire de deux cases, en gros il dépasse celui qu’il suivait, sort sa corne de brume et balance moult “pouet pouet” pour bien signifier qu’il l’a possédé. L’autre n’a guère d’autre possibilité qu’empoigner son portevoix pour l’assaisonner de tous les noms de poisson qu’il connaît, ou bouffer sa casquette, au choix.

Pour éviter cela il est possible de balancer un iceberg dans son sillage, mais l’opération coûte trois points de mouvement, c’est vraiment beaucoup.

Au début du jeu chaque joueur tire deux cartes capitaine et en choisit une. Il s’agit bien évidemment d’hommes illustres pour leurs explorations arctiques. Certains ont découvert des trucs utiles comme le Pôle Nord, le nord magnétique, tel ou tel passage, d’autres ne sont jamais revenus et cherchent encore. Chaque capitaine possède une aptitude en jeu. Par exemple, Alexander Mackenzie, découvreur du fleuve du même nom, est le type d’homme qui n’a pas froid aux yeux, pour lui un iceberg n’offre pas plus de difficultés d’un simple hexagone de neige.

 

Buffet froid, à la carte

Les cartes que les capitaines glanent en passant par des hexagones marqués d’un trésor sont autant de petites aides et de peaux de bananes à glisser sous les carènes concurrentes. Bien sûr, entre explorateurs on ne se tire point dessus, il s’agit de faire avancer l’humanité et la connaissance. Certaines cartes permettent de permuter les hexagones révélés, de placer un peu d’eau libre devant soi, d’interdire à un concurrent d’emprunter son sillage ou encore de placer fort opportunément un glaçon, un gros glaçon.

 

Tactiques et coups foireux

Northwest Passage AdventureAu début le périple semble très long et chacun est tenté d’emprunter sa propre voie, mais en fait les écarts sont faibles et il faut à tout prix éviter de se faire larguer ou de s’enfermer dans de multiples obstructions. Ravalant alors sa superbe indépendance, prenant le sextant et multipliant les calculs, le digne capitaine décide alors de foncer droit dans le sillage adverse, mais avec la ferme intention de doubler rapidement le perfide qui, de l’avis commun, a bénéficié d’une chance insolente.

Doubler le perfide est une bonne chose, mais il faut aussi réfléchir à quand le doubler, sous peine de se faire dépasser à nouveau soi-même, ou d’ouvrir la voie à un troisième larron. Quand le passage est presque fait, que la mer libre est en vue, il s’agit de réfléchir fort avant de pousser les machines… à moins d’avoir quelque iceberg en poche pour fermer la porte derrière soi.

Une vidéo des règles

L’avis de Globul
La première impression a été plutôt mauvaise, avec ces bateaux représentés par des petits disques de bois, ces bouts de cartons jolis mais tout petits qui sont censés former les eaux et les glaces traîtresses du grand nord. Bon, et puis l’on comprend que le plateau de jeu se révèle petit-à-petit et donc que de grands hexagones prendraient trop de place une fois l’ensemble du passage du Nord-Ouest posé sur la table.

Le thème est original, les cartes et le matériel mettent bien dans l’ambiance, par contre sur l’eau c’est la course, chacun essaye de gratter le voisin, de négocier son option dans son coin pour gagner une case, de modifier tel ou tel élément pour bloquer les autres. Vraiment un jeu sympa, captivant tout en étant rapide, une des bonnes surprises du salon d’Essen 2012. Va falloir trouver des petits pions pour les bateaux.

L’avis de B52
Ce que j’aime beaucoup dans Northwest Passage adventure c’est l’aspect immersif du jeu, on se croirait vraiment dans la banquise, c’est plutôt sympa. Dommage qu’il faille autant de manipulations du matériel et que le livret de règle ne soit pas très clair sur la mise en place.  Il existe également une variante qui apporte un vrai plus au jeu : les nobles contre les explorateurs.

 

L’avis de Woobs
Graphiquement  Northwest passage adventure est très sympa, les cartes sont très réussies et le jeu est extrêmement  bien documenté. De plus, il y a une forte re-jouabilité possible grâce à la variété des petits pouvoirs des capitaines.

 

 

 

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Globul

[Fondateur & rédacteur principal] Gnome donc joueur, le Globul a épuisé ses grands-parents aux petits chevaux et au Monopoly, écumé les magasins de jeux depuis des décennies, raflé la série Cry Havoc, mémorisé les Casus Belli et tartiné des règles de wargame en VO au petit-dèj. Les jeux d'aujourd'hui sont rudement bien, accessibles et peuvent se jouer sans travailler le scénar pendant 15 jours complets. Yup !

1 Commentaire

  • avatar
    Répondre novembre 9, 2012

    aqlt

    Il faut donc avoir jamaica ou fortunes de mer dans sa ludothèque pour avoir des figurines de navires pour ce jeu ;)

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